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Le 'Nouveau Travail' , pas encore pour tout le monde



Selon une enquête effectuée par Kluwer auprès d’employés et de professions libérales en Belgique et aux Pays-Bas – plus de 3.000 personnes interrogées -, seul un quart des entreprises belges se disent prêtes au travail flexible, tandis qu’aux Pays-Bas, le 'nouveau travail' est déjà adopté à grande échelle. Techniquement, plus rien n’empêche une organisation flexible du travail et une large majorité des personnes interrogées semble avoir un accès digital au mail (74 %) et aux fichiers professionnels (88 %). Pourtant, seuls 22 % d’entre eux affirment que leur organisation est prête au 'nouveau travail'.

En Belgique, à peine 42 % des personnes interrogées peuvent imaginer ce que recouvre la notion de Nouveau Travail. Aux Pays-Bas, 94 % d’entre eux en ont déjà entendu parler. Pour 44 % des participants belges à l’enquête, ce concept constitue sûrement le mode de travail de demain. Ni les Belges, ni les Néerlandais ne le considèrent comme un ‘hype’.

Une affaire d’hommes
Le nouveau travail n’est toutefois pas totalement inconnu et certaines de ses facettes trouvent quand même des applications pratiques. C’est ainsi que 39 % des participants belges disent décider eux-mêmes de l’endroit où ils travaillent. Les hommes décident bien plus souvent eux-mêmes du lieu de travail : 49 % par rapport à 30 % de femmes. Les hommes semblent aussi décider plus souvent du moment où ils effectuent leur boulot : 57 % contre 37 % de femmes. Plus une personne occupe une position élevée dans l’organisation, plus souvent elle a le droit de décider du lieu et du temps pour l’accomplissement de ses tâches. Décider de l’endroit où l’on peut travailler est possible pour 55 % du haut management, 36 % du management opérationnel, 34 % des professions libérales et à peine 15 % du personnel exécutif. Le haut management décide aussi à 54 % du moment où il travaille, pour 44 % au management opérationnel et professionals, mais 32 % des collaborateurs exécutifs ont également conquis ce droit. Travailler le soir ou pendant le week-end est aussi davantage le fait des hommes (75 % contre 61 % des femmes) et du haut management (88 % contre 68 % en moyenne). Le travailleur belge opte principalement entre le travail au bureau ou à domicile. Seuls 22 % travaillent dans d’autres endroits : business center, hotspot ou lieu public avec accès Internet.

Une question de confiance
Bien que 85 % des personnes interrogées en Belgique disposent des moyens techniques pour le nouveau travail, c’est la nécessaire évolution de la mentalité qui se fait surtout attendre dans les entreprises. Le manque de confiance dans les collaborateurs constitue ici le principal obstacle. Pour 61 % des personnes interrogées, la confiance constitue la base du nouveau travail. Pas moins de 79 % de ces dernières considèrent comme un inconvénient le fait d’être moins visible pour les collègues et le management. Pour 65 % des personnes interrogées, un contrôle accru du travail non effectué au bureau est évident. Les Belges craignent que leurs collègues leur manquent : 63 % estiment que le contact direct avec les collègues est plus important que de travailler à domicile. Les réseaux sociaux ne constituent absolument pas une alternative au contact personnel, pensent 77 % des personnes interrogées.
Eduard Codde
17-05-2011


 Kluwer Formations organise un congrès sur ‘Le Nouveau Travail' le 29 septembre à Machelen. Plus d'informations sur www.overhetnieuwewerken.be