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Les quatre pièges les plus courants pour les managers



La tâche des managers n’est pas aisée. Pour gérer efficacement une équipe et ne pas inutilement perdre de l’énergie, il est important de prendre un peu de distance pour analyser ses forces et faiblesses de façon objective et ainsi éviter certains pièges. Mais à quoi devez-vous faire attention en tant que manager ? Bart de Bondt, Executive Coach et auteur de l’ouvrage « ReRAMP your Business: the way to create happy workers and great results », vous éclaire sur les quatre pièges les plus courants par lesquels sont concernés les managers.

Un (trop) grand besoin de contrôle
De nombreux managers se reconnaîtront sans doute dans l’adage « on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même ». Le lâcher-prise reste une grande difficulté pour bon nombre de managers parce que cela sous-entend d’avoir entière confiance en quelqu’un en lui transférant des responsabilités. Cette problématique nécessite pourtant l’attention : rien n’est plus épuisant que de travailler pour un manager qui surveille constamment ses collaborateurs. Un tel cas de figure empêche en effet la construction d’une relation de confiance. Irrités par cette façon de travailler, les collaborateurs risquent fortement de se désinvestir. Par ailleurs, en tant que manager, ce mode de travail risque bien de vous mener tout droit vers l’épuisement professionnel. Selon Bart de Bondt, les employés seront plus motivés, prendront plus facilement des initiatives et endosseront pleinement leurs responsabilités seulement s’ils sentent qu’une relation de confiance est établie.

Le besoin de plaire
Esquiver les confrontations, ne pas savoir gérer les désaccords, vouloir maintenir l’harmonie coûte que coûte, ne pas savoir dire non… tels sont les symptômes de ce que la figure médiatique iconique Oprah Winfrey appelait le « disease to please », soit le besoin maladif de plaire. Totalement d’accord avec ce postulat, Bart de Bondt souligne que nous souffrons massivement de ce besoin. La conséquence de ce comportement? Accepter bien plus de travail ou de responsabilités que ce nous ne pouvons assumer. Les managers qui souffrent de ce besoin sont particulièrement orientés solution et aiment aider leurs collaborateurs en prodiguant de bons conseils, une activité qui s’avère toutefois très chronophage puisqu’ils ne font que résoudre les problèmes des autres.

Le revers du perfectionnisme
Être perfectionniste peut tout autant être une magnifique qualité qu’un terrible défaut. Pousser à l’extrême, le perfectionnisme induit des attentes démesurées qui peuvent conduire à de grosses pertes de temps. Aspirer à la perfection est certes ambitieux, mais il est important de ne pas se perdre dans des objectifs irréalistes. Si vous êtes particulièrement exigeant envers vous-même, il y a de fortes chances pour que vous ayez les mêmes attentes élevées envers vos collaborateurs. Bart de Bondt estime que cela conduira presque irrémédiablement à des déceptions. Les perfectionnistes pensent souvent – à tort – que seule leur façon de faire est la bonne. De ce fait, ils ne sont pas ouverts à d’autres modes de travail ce qui peut conduire à des relations de travail difficiles. Savoir prendre un peu de recul s’avère crucial pour maintenir une certaine ouverture d’esprit.

Respecter le rythme de chacun
En tant que manager, vous êtes totalement investi dans votre entreprise ce qui peut mener à une certaine impatience. Pour sans cesse améliorer les processus, tout doit aller vite. Parfois bien plus vite qu’il n’est possible de travailler pour votre équipe. Et ce constat peut s’avérer très frustrant pour les managers. Il est pourtant d’importance capitale d’évaluer le rythme de son équipe et de le respecter. Bart de Bondt estime que les collaborateurs ressentent très vite les irritations du manager mais ne savent pas forcément y réagir de façon appropriée. Dans tous les cas, cela n’ouvre pas la voie à une collaboration efficiente.

L’importance de l’introspection
Savoir identifier et être conscient des principaux pièges est un premier pas dans la bonne direction. Mais cela n’implique pas que l’on sait spontanément comment surpasser ces obstacles. Bien qu’une bonne connaissance de soi soit nécessaire, il n’est jamais facile d’identifier ses propres erreurs ou lacunes. Selon Bart De Bondt, c’est parce que nous fonctionnons avec des automatismes et que nous n’avons jamais appris à développer une pleine conscience de nous-mêmes. Pour mettre le doigt sur les points qui méritent votre attention, Bart de Bondt conseille de faire appel à des personnes de votre entourage. Admettre ses lacunes peut être douloureux et très confrontant mais apporte un des enseignements les plus riches possibles. Si vous décidez de faire appel à des proches pour vous aider, faites-leur bien comprendre que vous ne leur reprocherez pas leur honnêteté. Si vous préférez garder les choses en mains propres, Bart de Bondt Conseil conseille d’apprendre à prendre conscience de vous-même. Comment ? En prenant le recul nécessaire pour vous observer de façon analytique. Pendant des conversations ou réunions, tentez de vous dissocier de vous-mêmes pour prendre conscience de vos émotions, de vos propos, de votre regard, de ce que vous dégagez pour percevoir comment les autres y réagissent. Si vous y parvenez, vous aurez la possibilité de changer votre comportement ou votre façon de communiquer.
Kim Verhegge
30-01-2017