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L’équilibre entre travail et vie privée bien coté en Belgique



Salaire, nombre d’heures passées au travail – et donc, l’équilibre entre vie privée et professionnelle – et éducation sont des facteurs importants dans le niveau de bien-être des travailleurs. Les résultats du dernier « Indicateur du vivre mieux » publié par l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) démontrent que la Belgique marque de bons points en la matière.

« Les employés sont aujourd’hui davantage ouverts aux nouveaux défis et sont plus prompts à changer d’employeur pour bénéficier de conditions de travail (plus) intéressantes », explique Frédérique Bruggeman, Managing Director de Robert Half Belux. Une précédente enquête menée par le spécialiste en recrutement indique que 42% des employés belges considèrent cet équilibre entre travail et vie privée comme un facteur déterminant dans la recherche d’un nouvel emploi. Un peu moins de 5% des salariés belges travaillent 50 heures ou plus par semaine. Il s’agit d’un taux beaucoup moins élevé que la moyenne de l’OCDE qui est de 13%. Avec une belle 14e place, l’Indicateur du vivre mieux démontre que les Belges arrivent à trouver un équilibre entre vie professionnelle et privée. Cette tendance se confirme dans les pays du Benelux. Avec un impressionnant score de 0.44%, les Pays-Bas sont même les vice-champions de l’OCDE en matière d’équilibre entre vie privée et professionnelle.

Rémunération moyenne élevée
Même si le salaire n’est pas le seul facteur à considérer pour attirer ou conserver un travailleur, l’aspect financier reste un des aspects majeurs de la qualité d’un emploi. Avec une rémunération annuelle moyenne de 51.916 euros, la Belgique se positionne ici aussi plutôt bien. Elle se place ainsi à la 11ème position au sein de l’OCDE où la rémunération moyenne est de 44.231 euros par an. La situation pourrait encore s’améliorer puisqu’il est ressorti d’une récente étude de Robert Half que près d’un quart des responsables RH belges anticipent une hausse moyenne des salaires de 5 % au cours des 12 prochains mois. « Offrir une augmentation de salaire ou d’une prime peut parfois faire la différence », explique Frédérique Bruggeman, « Les entreprises font leur mieux pour régulièrement réexaminer leur politique de rémunération du personnel pour espérer fidéliser leurs meilleurs talents. En outre, de plus en plus d’entreprises reconnaissent l’importance d’une politique salariale personnalisée à long terme. » Voiture de fonction, connexion internet à domicile, ordinateur et téléphone fournis par le bureau, pensions complémentaires… sont autant de leviers importants pour mieux répondre aux exigences et besoins spécifiques de chaque candidat.

Peut mieux faire en matière d’éducation
Près de trois quart (74%) des Belges entre 25 et 64 ans sont diplômés du deuxième cycle secondaire (ou équivalent). C’est moins que la moyenne de 76% au sein de l’OCDE. L’organisation estime qu’une population dotée d’un bon niveau d’éducation et de formation est primordiale pour le bien-être social et économique d’un pays. Concrètement, posséder un bon niveau d’études améliore sérieusement les chances de trouver un travail et de gagner correctement sa vie. « Même si la Belgique ne se positionne pas mal en matière d’éducation, beaucoup de responsables du recrutement ont encore des difficultés à trouver des professionnels qualifiés », conclut Frédérique Bruggeman. Pas moins de 92% des responsables RH belges partagent cet avis. La connaissance de plusieurs langues se dégage comme une condition sine qua non pour décrocher un job sur le marché de l’emploi actuel en Belgique. Les candidats qui ne maîtrisent qu’une seule langue éprouvent en effet des difficultés à trouver un emploi et risquent même de ne jamais en décrocher un.
Kim Verhegge
12-08-2016