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Etablissements de soins : future-proof ?



Le vendredi 27 mai, Eddy De Coster, président de VTDV, annonçait non sans fierté que pas moins de 900 inscriptions avaient été enregistrées pour la 27e édition du congrès VTDV annuel. Le Flanders Expo de Gand accueillait cette fois le congrès au programme particulièrement attractif et très couru ainsi qu’un impressionnant salon.

Jan Smets, gouverneur de la Banque Nationale de Belgique, a ouvert le congrès en tant que premier orateur. Il observe deux tendances à long terme : l’évolution technologique toujours plus rapide et le vieillissement de la population.
En ce qui concerne ce dernier point, il estime que les patients comme les résidents ou les visiteurs exprimeront des attentes toujours plus élevées vis-à-vis des divers établissements de soins. Il s’attend à des évolutions au niveau des modèles de soins actuels, avec par exemple un rôle toujours plus important des cliniques de jour.
Pour ce qui est de l’évolution technologique, Jan Smets prévoit même une influence de la technologie jusqu’au niveau de la décision médicale. Incontestablement, la technologie constitue LE support du progrès sur le plan de la productivité et, par conséquent, le moteur de la croissance économique. Mais ceci a pour corollaire que cette technologie devra être 100 % fiable.

Un secteur d’avenir
Le secteur des soins représente environ 7 % de notre PIB (Produit Intérieur Brut) et emploie 14 % de la population active. En termes d’emploi, il faut remarquer la grande proportion de femmes et qu’il s’agit d’un grand nombre de fonctions à temps partiel.
La demande de collaborateurs ne va pas faiblir dans ce secteur des soins, au contraire. Alors qu’aujourd’hui, 3 % de la population a plus de 75 ans, cette part sera de 15 % en 2060. Les personnes au-delà de 85 ans représenteront alors 6 % de la population.
Le vieillissement rapide va également de pair avec un ralentissement de la croissance économique, selon Jan Smets. Le marché du travail se réduit et il sera plus difficile de trouver les bonnes personnes pour le secteur des soins.
Il a en outre plaidé pour davantage de collaboration afin de stimuler l’efficacité et la croissance. Quelques suggestions à ce niveau : des soins de santé complets, des hôpitaux qui se spécialisent dans certaines pathologies et la collaboration volontaire avec les collègues pratiquant d’autres spécialisations. « Les établissements de soins peuvent opérer de meilleurs choix eux-mêmes sur base volontaire plutôt que de subir les choix arbitraires des autorités », déclare Jan Smets pour conclure son exposé.
Eduard Codde
09-06-2016