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La bataille de l'Hygiène des mains : Mise au point

Lorsque Dyson a lancé son premier aspirateur sans sac en 1993, les fabricants conventionnels s’y sont opposés bec et ongles. Logique, car à l’époque, la vente des   sacs pour aspirateurs représentait plus de 100 millions de livres sterling rien qu’au Royaume-Uni. Par la suite, un cadre supérieur de Hoover a exprimé le regret de ne    pas avoir acheté la technologie de la start-up. Aujourd’hui c’est le secteur industriel de production de serviettes en papier qui, dans une tentative de contrer nos développements et innovations technologiques, sème la confusion en matière d’hygiène en se basant sur des enquêtes scientifiques aux résultats non probants. La vérité doit se faire jour.
Lorsque Dyson a lancé son premier aspirateur sans sac en 1993, les fabricants conventionnels s’y sont opposés bec et ongles. Logique, car à l’époque, la vente des sacs pour aspirateurs représentait plus de 100 millions de livres sterling rien qu’au Royaume-Uni. Par la suite, un cadre supérieur de Hoover a exprimé le regret de ne pas avoir acheté la technologie de la start-up. Aujourd’hui c’est le secteur industriel de production de serviettes en papier qui, dans une tentative de contrer nos développements et innovations technologiques, sème la confusion en matière d’hygiène en se basant sur des enquêtes scientifiques aux résultats non probants. La vérité doit se faire jour.

Lorsque Dyson a débuté la commercialisation de ses sèchemains Airblade comme alternative à l’utilisation de serviettes en papier coûteuses et non durables, c’est une véritable lutte d’influence qui a éclaté autour de l’équipement des toilettes publiques. Les dernières études de marché estiment que les sèche-mains électriques vont représenter, pour les fabricants de serviettes en papier, un manque à gagner de 873 millions de dollars entre 2012 et 2020.

L’European Tissue Symposium (ETS) est un groupe basé à Bruxelles qui représente les intérêts de l’industrie des serviettes en papier. Il compte parmi ses membres des géants comme Kimberly-Clark et SCA, et a pris note de ce manque à gagner dû aux nouvelles technologies.

Selon un dossier publié au printemps 2017 sur leur site Internet, il existe un plan détaillé, destiné à dénigrer les sèche-mains électriques au moyen d’une vaste campagne publicitaire reposant sur des faits scientifiques douteux et alarmistes.

Des représentants de sept fabricants principaux de serviettes en papier ont participé à des réunions de l’European Tissue Symposium au cours desquelles les discussions ont porté sur l’orientation des résultats de recherches scientifiques confiées à l’université de Leeds et sous-traitées à des hôpitaux et la rédaction d’un contrat avec l’Université de Leeds qui échapperait au cadre de gouvernance de la recherche médicale du NHS (le système britannique de soins de santé publique – National Health Services –).

Mais tout cela n’est pas nouveau. Dyson peut démontrer que l’ETS a financé et publié des recherches depuis 2008, dans le but de discréditer la nouvelle technologie. En 2015, l’ETS a versé des « honoraires » à un chercheur de l’Université de Westminster qui a artificiellement contaminé des gants dans une solution infectée de microbes avant de les sécher immédiatement (en omettant de se laver les mains entretemps). Sur base de cette méthode, le chercheur a conclu que les serviettes en papier étaient plus hygiéniques. L’European Tissue Symposium a ensuite payé plus de 110 000 euros à Duo Media, une agence de relations publiques bruxelloise, pour rendre ces résultats publics.

La prochaine manœuvre de l’ETS, exposée dans les documents présentés sur son site Internet, est destinée à publier des conclusions similaires. L’étude à venir, qui sera soustraitée par l’Université de Leeds, se concentrera sur la dispersion des bactéries résistantes aux antibiotiques et se déroulera dans les toilettes de trois hôpitaux en France, en Italie et au Royaume-Uni. Le chercheur dirigeant l’étude sera prié de ne publier aucuns résultats sans le consentement de l’European Tissue Symposium, et de veiller à ce que ce dernier ait la mainmise sur la manière dont les résultats seront présentés aux hôpitaux participant à l’étude.

L’implication du groupement hospitalier Leeds Teaching Hospital dans ce type de recherche fait débat, surtout en sachant que les services de santé publique britanniques eux mêmes consomment d’importantes quantités de serviettes en papier. Un autre groupe hospitalier public britannique, le Royal Brompton & Harefield, ne cache pas qu’il utilise un peu moins de 30 millions de ces serviettes par an, bien qu’il ne rassemble que deux hôpitaux.

Mais la véritable tragédie concerne l’environnement. L’industrie du papier en général est l’un des principaux acteurs du réchauffement climatique, et les serviettes en papier proprement dites produisent des quantités de déchets colossales. Par exemple, elles ne se recyclent pas et finissent donc leur parcours dans une décharge ou un incinérateur, en même temps que leur conditionnement et les sacs poubelle utilisés pour les récolter.

Des calculs réalisés par le Carbon Trust démontrent que les sèche-mains Dyson Airblade produisent jusqu’à 83 % de CO2 en moins par séchage que les serviettes en papier. D’autres sèche-mains électriques rapides réalisent des économies de carbone du même ordre. Mais tant que l’European Tissue Symposium continuera à financer et à rendre publiques des recherches que Dyson considère comme mensongères ou trompeuses, en soutenant que les serviettes en papier sont plus hygiéniques que les nouvelles technologies, certains propriétaires de toilettes seront réticents à adopter ces nouvelles solutions, pourtant plus durables et nettement moins chères. Chaque année, les USA continuent à consommer, puis à jeter, quelques 13 milliards de serviettes en papier.
La bonne nouvelle est que les consommateurs et les entreprises sont de plus en plus attentifs et soucieux de l’environnement, et à juste titre ! En témoignent les mouvements s’opposant aux gobelets et aux sacs en plastiques jetables au Royaume-Uni, et le fait que des entreprises de premier plan comme Ikea visent d’ambitieux objectifs de zéro déchet en décharge. L’idée de jeter à la poubelle plusieurs feuilles de papier à chaque fois que nous nous lavons les mains semble à tout le moins désuet.

Pour ce qui est du marché des aspirateurs, tous les grands fabricants (y compris Miele, qui est peut-être le défenseur le plus acharné du sac) construisent à présent des modèles sans sacs.

Au lieu de déplorer le recours aux informations mensongères pour inciter le consommateur à continuer à utiliser un produit obsolète et nuisible pour l’environnement, il serait rafraîchissant de voir l’attention se porter sur l’aptitude de la technologie à résoudre les problèmes liés au séchage des mains.

Advertorial News
13-12-2017