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Proxyclick lève 15 millions de dollars pour financer son expansion

Geoffroy De Cooman (à gauche) et Gregory Blondeau, deux des fondateurs de Proxyclick
[+] Geoffroy De Cooman (à gauche) et Gregory Blondeau, deux des fondateurs de Proxyclick

[+] Pour accroître la sécurité intérieure d’un bâtiment, le système de check-in peut inclure la reconnaissance faciale du visiteur pour la comparer avec sa carte d’identité.

Dans le petit monde du Facility & Workplace Management, Proxyclick est connu pour son système d’enregistrement digitalisé des visiteurs à l’accueil des entreprises. L’enregistrement digital d’un visiteur est réalisé via une tablette associée à une caméra et une imprimante pour l’émission du badge. Aujourd’hui la solution Proxyclick est installée dans plus de 7.000 bâtiments situés dans plus de 100 pays. Elle a servi jusqu’ici à enregistrer plus de 30 millions de visiteurs !

Internationalisation
Deux fonds d’investissements viennent d’allouer 15 millions de dollars à Proxyclick pour financer leur expansion. L’entreprise emploie aujourd’hui une cinquantaine de personnes dont 40 dans leur siège Bruxellois et une dizaine à New York. Mais la Belgique représente moins de 10 % de leurs revenus. Les États-Unis sont le marché le plus important; Proxyclick y réalise près de la moitié de leur chiffre d’affaires.
L’apport de fonds va permettre à l’entreprise d’accroître largement leur présence aux États-Unis. Selon Geoffroy De Cooman, un des co-fondateurs, Proxyclick est en Europe le plus grand acteur en matière de système de gestion des visiteurs. Sur le continent américain la concurrence est plus forte, principalement celle de l’entreprise ‘Traction Guest’.

Cette augmentation du capital aura des répercussions bénéfiques en Belgique. La majorité des collaborateurs de Proxyclick travaillent à Bruxelles. Proxyclick entend doubler ses effectifs et pour ce faire va se mettre activement à la recherche de nouveaux collaborateurs, notamment par une session de recrutement en mode Speed Dating.
A la question relative aux perspectives d’expansion en Belgique ; Gregory Blondeau, co-fondateur de Proxyclick met en avant un challenge auquel ils sont confrontés : « Notre produit ne connaît pas de frontières, nous servons nos clients en Belgique et dans le monde depuis nos deux bureaux. La Belgique est un marché important pour Proxyclick car nous sommes belges et c’est ici que tout a commencé. Malheureusement les centres de décisions des multinationales est de moins en moins en Belgique, nous dépendons de plus en plus d’une décision du siège étranger de la société qui veut que l’accès des visiteurs soit traité de la même manière partout dans le monde. »

Selon le quotidien L’Echo, comme beaucoup de start-up, l’entreprise n’est pas encore bénéficiaire.
La perte à reporter dans le bilan 2018 de Proxyclick était de près de deux millions d’euros. L’entreprise justifie toutefois ce résultat par la recherche de croissance. Elle a été au rendez-vous comme l’atteste Geoffroy De Cooman : "Notre chiffre d’affaires a été multiplié par cinq depuis notre première levée de fonds en novembre 2017"

Services aux visiteurs
Le logiciel Proxyclick est cloud-based. Il est ouvert et peut être interfacé avec des systèmes externes permettant :
  • de gérer les salles de réunions
  • de réserver une place de parking pour le visiteur
  • d’ouvrir les portiques d’accès. Le visiteur peut utiliser son smartphone (QR code) comme un badge d’accès
  • de générer un mot de passe wifi pour le visiteur. Ce dernier demande le code sur la tablette et le reçoit par sms
  • de sauvegarder les documents de confidentialité signés en ligne par le visiteur
Gregory Blondeau souligne la nécessité de cette ouverture : « Les progiciels FMIS/IWMS ont souvent une solution de gestion des visiteurs qui répond aux besoins de base des clients. Dès que ceux-ci recherchent plus de fonctionnalité ou de complexité nous pouvons interfacer les FMIS/IWMS avec Proxyclick, nous avons de plus en plus de demandes en ce sens car nous sommes complémentaires à leur offre. »

Priorité à la sécurité
L’enregistrement des visiteurs à l’accueil dans un registre papier est insuffisamment sécurisant et ne répond plus aux exigences du respect de la vie privée imposée récemment par le GDPR. "Notre check-in permet d’avoir une liste d’urgence incendie toujours à jour. Nous développons aussi des fonctionnalités permettant d’augmenter la sécurité. Nous avons, par exemple, des systèmes de reconnaissance faciale qui permettent de comparer la similitude entre un visiteur et sa carte d’identité. Cela nous permet aussi de réaliser des listes noires ou multiplier les contrôles pour les sites sensibles qui doivent limiter certains accès en fonction des visiteurs." explique Geoffroy De Cooman.




« La grande majorité des entreprises n’a pas encore digitalisé la gestion de ses visiteurs, c’est presque choquant en 2020 de voir des entreprises qui utilisent toujours du papier à l’accueil. Le registre papier est probablement le dernier vestige qui n’a pas changé depuis la révolution industrielle. » Gregory Blondeau, co-fondateur de Proxyclick




L’entreprise bruxelloise a dès lors certainement de beaux jours devant elle.

* Source l’Echo

Didier Van Den Eynde
27-01-2020