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Applications polyvalentes pour le scan 3D de bâtiments

Tout bâtiment est sujet à des risques d’incendie déterminés. Disposer d’une documentation aussi complète et détaillée que possible de l’immeuble s’avère particulièrement utile pour mettre en place un règlement de sinistre avec les compagnies d’assurances et accélérer les travaux de réfection, voire de reconstruction.

« Une numérisation à 360° de bâtiments ou d’espaces de bureaux permet de cartographier l’ensemble de l’immeuble et d’élaborer à partir de là une image virtuelle complète en 3D », explique An Meersman de DCA.
L’une des applications consiste à informer les pompiers et autres services d’intervention de la configuration du bâtiment avant même leur arrivée sur place. Pour certains sinistres, les compagnies d’assurances peuvent se forger une image fidèle de la situation avant et après un incident. Connaître la situation initiale s’avère particulièrement utile dans le cas d’immeubles plus anciens dont l’intérieur comprend des éléments d’origine de valeur. Les entrepreneurs peuvent ainsi établir des devis sans devoir au préalable se rendre sur place. Une autre application possible concerne la formation du personnel. Le scan d’une salle d’opération d’hôpital permet de former les utilisateurs dans un environnement réaliste, sans devoir occuper les lieux proprement dits.

« Le scan à 360° d’un bâtiment offre une image bien plus précise qu’une série de photos », poursuit An Meersman. « La communication avec l’imagerie 3D se joue en outre de toutes les barrières linguistiques. » Dans la plupart des cas, de nombreux renseignements sur le bâtiment sont déjà présents, mais éclatés dans des formats et des dossiers divers. La numérisation de l’immeuble en donne une représentation visuelle uniforme.

Communication améliorée par la virtualisation
Un tel scan est compatible avec la modélisation des données du bâtiment (MIB) et autorise des mesures très précises de toutes les pièces ainsi que des détails. Des liens vers des fiches infos peuvent être intégrés au modèle de façon à ajouter des notes dans un document PDF. « La numérisation des bâtiments demeure à tout moment disponible à toute personne intéressée et peut être consultée sur différents types d’appareils », poursuit notre interlocutrice. Le modèle est utilisable pour exécuter diverses simulations, par exemple le réaménagement d’un espace de bureau, des essais de colorisation préalables au choix de peinture intérieure, la comparaison entre une situation ancienne et nouvelle ou future, après transformation. Grâce à la technologie « augmented reality » (AR), de nouveaux objets peuvent même être disposés à l’intérieur, retournés ou colorés différemment pour en évaluer l’effet. « Lors de la réception d’un bâtiment, il est rare qu’il n’y ait aucune divergence avec le plan originel », commente An Meersman. « À nouveau, la numérisation de l’immeuble permet d’en donner une image “as build” exacte. Pour encore plus de précision, on peut même exécuter un scan lors de chaque phase de construction afin d’enregistrer des renseignements précis. »

Deux techniques
Les bâtiments peuvent être numérisés selon deux techniques. La photogrammétrie utilise des milliers de photos et obtient un niveau de précision compris entre 1 et 5 cm. Par le nombre de photos prises pour la réalisation du modèle, une image fidèle prend forme via une « mesh-structure ».

La numérisation par laser est encore plus minutieuse, avec une précision comprise entre 1 et 5 mm ! Elle fonctionne selon le principe d’un « pointcloud », consistant à représenter des objets sous la forme d’un nuage de points dans un espace. Cette technique se marie très bien au MIB. Elle est toutefois handicapée par les matériaux réfléchissants, qui peuvent perturber l’effet du laser. Elle réclame en outre un ordinateur puissant, capable de traiter simultanément des millions de points.

Les deux techniques enregistrent des mesures en trois dimensions (L x l x H). La capacité de numérisation des bâtiments s’élève à 3 000 m² par jour, en fonction du taux de difficulté et de l’aménagement présent. La facturation est calculée selon des échelles de surface.
Eduard Codde
22-04-2019


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