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3e année consécutive de baisse pour l’OCI belge



Cela ressemble à une bonne nouvelle mais mérite d’être nuancé : car si en effet le coût d’occupation moyen d’un poste de travail en Belgique est passé à 12.017 € en 2014 (contre 12.368 en 2013 et 12.707 en 2012), la position concurrentielle de notre pays n’est guère favorable.
Le calcul de l’OCI européen (Occupancy Cost Index) est à la base une initiative belge qui remonte à 2006. Depuis lors, chaque année, l’entreprise devenue aujourd’hui Colliers International, fait le portrait du coût annuel moyen des postes de travail par équivalent temps plein (ETP) pour 22 pays européens, dans 3.500 immeubles sur 32 millions de mètres carrés recevant plus de 1,6 million d’ETP. Le calcul se base sur la norme FM EN 15221 et sur des données réelles collectées chez les clients de Colliers Int. L’index comprend la composante « Space & Infrastructure », qui reprend les coûts et les investissements relatifs au bâtiment. La deuxième composante, « People & Organisation », réunit les coûts du support facilitaire des collaborateurs. Et la troisième, le « Management », recouvre la gestion stratégique, tactique et transversale.

Moyenne européenne : 9.005 €/an par ETP
Voilà ce que coûte en moyenne à une entreprise, en 2014, tous frais confondus sauf le salaire, le fait d’accueillir un salarié sur son poste de travail. Ce chiffre est en baisse de 9 %. Pour Jeroen Govers, Senior Director Real Estate Services chez Colliers International Belgium, la raison en est l’incertitude économique, la pression sur les coûts et la volonté d’optimisation, la baisse des loyers au niveau européen. « Mais aussi la réflexion sur le concept du modèle d’immobilier et l’environnement de travail », ajoute-t-il. Et il estime qu’on peut aller beaucoup plus loin : « Une réflexion adéquate quant au lieu de travail et sa traduction concrète en mètres carrés notamment peut faire diminuer les coûts jusqu’à 35 %. » La mobilité croissante des collaborateurs, le télétravail, le NWOW contribuent évidemment à supprimer une partie de ces coûts. Et quand on voit le nombre d’entreprises qui doivent encore faire le passage d’un mode de gestion « control & command » à un management par les objectifs et les résultats, on mesure la marge d’économie qu’il est encore possible de réaliser.

Mauvaise position dans le BENELUX
Mais ces évolutions sont lentes et en attendant, notre pays n’est pas très bien placé : même avec une baisse de l’OCI de 2,8%, à 12.017 €, la Belgique est plus chère de 33% par rapport à la moyenne européenne et se place 8e au classement sur 22 pays. Comme l’an dernier, le trio de tête des OCI les plus élevés reste constitué par la Norvège, la Suisse et la Suède.
Plus préoccupante pour les entreprises belges est la comparaison avec les pays limitrophes : l’OCI belge est plus cher que celui des Pays-Bas (+22 %) et de l’Allemagne (+37 %). La France et surtout le Luxembourg font pire : ils sont respectivement 13 % et 24 % plus chers que la Belgique. Il n’empêche, selon Pierre-Gilles Solvit, General Manager de Colliers Int. Belgium, la situation actuelle de l’OCI « peut nous porter préjudice pour les entreprises désireuses de se centraliser au Benelux ».
Patrick Bartholome
11-03-2015