Accueil » News » IoT, un grand bond pour le facility management

IoT, un grand bond pour le facility management

Steven Lambert,COO - MCS
Steven Lambert,COO - MCS

Le jeudi 29 septembre dernier, MCS a organisé en collaboration avec ISS, Proximus et IFMA une soirée très prometteuse sur le thème du « smart building », un sujet que l’on ne pouvait aborder sans évoquer l’IoT (Internet of Things).

Au cours des deux dernières années, MCS a investi 20 % de son chiffre d’affaires dans l’IoT et dans le développement de la technologie smart buildings. Aujourd’hui, 250 scénarios sont prêts pour les applications les plus diverses. « L’utilisation d’un bâtiment soulève de nombreuses questions et la technologie peut aider à apporter des réponses », déclare Steven Lambert, COO de MCS, pour introduire son exposé sur le smart building. « Qu’il s’agisse de trouver un parking libre, un poste de travail disponible, d’optimaliser le nettoyage, d’améliorer la qualité de l’air ou de favoriser un éclairage ergonomique, les bâtiments intelligents peuvent gérer ». Les smart buildings concernent bien davantage que l’installation de capteurs. Ils doivent connecter, générer et collecter des données pour les exploiter utilement. Le but est de filtrer la grande quantité de données pour conserver les flux de données utiles.
En complément, Koen Matthijs, CEO de MCS, a présenté cinq cas pratiques. « L’application la plus demandée est la mesure de l’occupation des postes de travail pour ensuite optimaliser leur nombre en fonction de la superficie du bureau », a-t-il pointé pour le premier cas, celui de Nokia à Anvers. Un deuxième cas concernait la navigation au sein d’un bâtiment permettant de repérer rapidement des collègues, des outils ou des appareils médicaux rangés. « Le choix de pister quelqu’un peut rester ouvert, mais cela ne pose aucun problème aux jeunes collaborateurs dans la mesure où ils sont déjà localisables partout via diverses applis sur leur smartphone », a commenté Koen Matthijs.

L’ « Activity based cleaning » est un thème récurrent. En optimalisant le nettoyage en fonction de l’utilisation de l’espace, il est possible d’épargner rapidement 10 à 15 % sur les coûts d’entretien, tandis que la perception de la qualité est bien meilleure. Le nettoyage sur mesure porte sur l’intensité et la fréquence, vise l’utilisation la plus efficace des personnes chargées du nettoyage en les pilotant sur base de la demande actuelle.

Un quatrième cas a traité des possibilités de détecter et d’éliminer les consommations insidieuses d’énergie. C’est ainsi qu’un grand nombre de machines à café continuent à tourner en dehors des heures d’ouverture et même pendant le week-end pour conserver la bonne température de l’eau. C’est tout simplement du gaspillage. La détection de la consommation insidieuse d’énergie peut entraîner une économie d’environ 30 %. Outre les fuites énergétiques, il y a aussi les fuites d’eau. « La technologie smart building permet même, en cas de détection d’une faute, d’établir un bon de travail et de l’envoyer au service technique », complète Koen Matthijs.

Enfin, la technologie smart building offre aussi des options pour un accueil automatisé des visiteurs générant une plus grande satisfaction de ce groupe-cible. Koen Matthijs : « Avec un smart building, il ne faut pas demander au client ce qu’il veut, mais il faut savoir quel est le but de l’implémentation de la technologie. L’utilisateur doit en tirer avantage sous forme d’un climat de travail plus agréable. »

Conclusion
Un vote a été organisé parmi les personnes présentes pour connaître leur préférence après les applications présentées. Le fait de trouver les collaborateurs ou les appareils l’a emporté avec 24 % des voix, suivi par l’ « activity based cleaning » (22 %) et la détection de la consommation insidieuse d’énergie (22 %).

Actuellement, l’IoT surgit partout mais il faut se garder de considérer ces trois lettres comme étant le nouveau « numérique », « mobile » ou autre notion érodée de notre temps. L’IoT n’est qu’un élément dans un ensemble plus vaste, ce n’est pas une donnée isolée et encore moins un but en soi. Cet ensemble plus vaste rendu possible grâce à l’IoT vaut absolument la peine d’être exploré en profondeur et d’être adopté en fonction de l’organisation facilitaire au sein d’une entreprise.
Eduard Codde
14-10-2016