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EFMC 2011 – Productivité, nouvelle façon d’épargner



La 5e édition de l’EFMC (European Facility Management Conference), une organisation commune d’EuroFM et IFMA, s’est déroulée cette année à Vienne (A) et a attiré quelque 500 professionnels du monde entier. Pour la première fois, des visiteurs non européens avaient aussi fait le déplacement.
Dans son discours d’ouverture, Wayne Tantrum, Chairman EuroFM, a indiqué qu’un bon facility management doit plus que jamais généré des collaborateurs heureux. Depuis la crise de 2009, il faut en faire plus avec moins et cela ne devrait pas changer. « Le FM est une des industries les plus complexes à gérer », lance-t-il en guise de coup d’envoi.

Approche critique de la productivité

EFMC 2011 avait pour thème ‘Cracking the Productivity Nut’. Le fait d’accroître la productivité est considéré comme la nouvelle façon d’épargner pour le facility manager. La productivité est cependant une donnée typique de l’industrie, en particulier pour la production à la chaîne, où la différence entre l’input et l’output se mesure précisément. Dans le monde intellectuel, c’est très différent. Tout d’abord, l’input ne doit pas être précisément balisé et un intellectuel n’effectue jamais la même tâche pendant toute la journée. Ce qui rend quasi impossible la mesure de la productivité.
L’augmentation de la productivité porte sur l’accroissement de l’efficacité personnelle mais quel est son impact sur la qualité du résultat final ? Plus d’output ne va pas forcément de pair avec plus d’outcome (produit final qualitatif). Quelqu’un peut être très productif sans apporter une contribution concrète au business de la société. Si quelqu’un, suite à une productivité accrue, peut générer davantage de présentations PowerPoint pendant le même laps de temps, ceci ne signifie pas que celles-ci soient plus claires et plus utiles qu’auparavant.
Daniel W. Rasmus, stratège (USA) a calculé que si tous les Américains travaillaient à la maison, la productivité augmenterait de 200 milliards de dollars, que 190 milliards de dollars seraient épargnés en dépenses pour le real estate, que les émissions de CO2 baisseraient de 50 millions de tonnes,… mais que l’économie y perdrait 700 milliards de dollars !

A la fin du congrès, une mise en garde a été faite pour ne pas tout vouloir fourrer dans des modèles – on a même parlé du réflexe ‘PowerPoint’ – tandis que notre monde fonctionne de manière complexe et ne peut pas être simplifié comme ça.
Eduard Codde
07-06-2011