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Catering | 'Food miles': bio ne suffit plus

Alisa Smith et J.B. MacKinnon, deux auteurs canadiens, ont écrit un livre relatant leur expérience d’un an passé à se nourrir exclusivement d’aliments produits dans un rayon de 100 miles (160 km) de leur domicile. Depuis, l’expérience fait école.
Manger équilibré et « bio » est une option que les habitants des pays industrialisés sont toujours plus nombreux à prendre, dans leur propre intérêt. Mais à l’encontre, parfois, des intérêts de la protection du climat. Car nos assiettes pèsent parfois lourd en CO2. Le contenu en « food miles » est un critère qui s’ajoute désormais à d’autres (santé, sécurité, diététique, prix) pour composer nos menus.

Vaut-il mieux consommer un jus d’orange bio venu d’un autre continent, ou un jus de pommes local issu d’une production classique ? L’exemple est caricatural mais il révèle un aspect invisible de notre assiette : son « poids » environnemental. Celui-ci a été traduit par un concept, le « food mile », terme imaginé par le prof. Tim Lang de la Sustainable Agriculture Food and Environment (SAFE) Alliance (UK). C’est la distance sur laquelle les aliments sont transportés entre leur production et leur consommation. L’énergie consommée pour couvrir cette distance exerce un impact sur le réchauffement climatique, mais aussi la pollution sous diverses formes. Le food mile est devenu un indicateur de développement durable.
Pourtant, une étude(1) récente de l’INRA (Institut national de la Recherche agronomique – France) a montré que les consommateurs n’en ont pas encore pris conscience. Ils se préoccupent surtout des dimensions environnementales et sociales des conditions de production lointaines mais la notion de distance n’est pas une préoccupation en termes de kilomètres parcourus. Les produits du commerce équitable rassurent, mais le coût du transport et le gaspillage d’énergie ne sont pas encore considérés par les consommateurs. Les chercheurs ont également interrogé des consommateurs de produits bio. Ici encore la distance n’est guère prise en compte : ce qui importe c’est que le produit soit issu de l’agriculture biologique. Et lorsqu’ils viennent de pays lointains, beaucoup considèrent qu’aider les pays en voie de développement en achetant leurs produits est plus important que de protéger l’environnement.


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23/01/2012
Restauration - Energie et Environnement
 



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